Publi le samedi 08 mars 2008

Barack Obama remporte le Wyoming

08 03 2008

(AP-MC) - Barack Obama, candidat à l'investiture présidentielle du parti démocrate, a remporté les caucus des démocrates du Wyoming, samedi, devant sa rivale Hillary Clinton.

Chacun des 23 comtés du Wyoming, un des États les plus républicains et le moins peuplé des Etats-Unis, avec un demi-million d'habitants, surnommé le «pays du cow-boy», organisait des «caucus» démocrates. Pourtant, ils ne désignent que 12 délégués sur les 2 025 requis pour obtenir l'investiture comme candidat du parti démocrate.

Mais les deux prétendants à l'investiture démocrate, toujours au coude à coude après huit longues semaines de primaires, doivent se battre pour chacun des futurs délégués à la convention, qui désigneront le candidat du parti.

Seulement 25% des inscrits sur les listes électorales du Wyoming, soit environ 60 000 personnes, sont enregistrés comme démocrates.

Douze délégués doivent être attribués à la proportionnelle et en deux temps. Sept doivent être désignés samedi et les cinq autres lors d'une convention locale prévue le 24 mai.

En remportant mardi trois des quatre primaires, dont le Texas et l'Ohio, Mme Clinton s'est replacée spectaculairement dans la course. Et alors qu'aucun candidat démocrate n'avait jamais fait campagne dans le Wyoming, les deux prétendants à l'investiture ont tenu vendredi des meetings à Casper et Laramie.




Important carambolage sur l'autoroute 40

08 03 2008

(LCN-MC) - Dans la région de Lanaudière, un carambolage s’est produit à Lavaltrie, peu avant 17h.

Une dizaine de véhicules se sont tamponnés au kilomètre 115 de l'autoroute 40 Ouest.

Selon la Sûreté du Québec, des personnes auraient été blessées, mais on ne connaît pas la gravité de leurs blessures.




Jean Charest obtient la confiance de ses militants

08 03 2008

(PC-MC) - Jean Charest pourra continuer à gouverner en toute quiétude, sans craindre qu'à tout moment des militants de son parti fomentent un putsch contre lui.

Samedi, le premier ministre et chef du Parti libéral du Québec (PLQ) a obtenu l'appui de pas moins de 97,2 pour cent des délégués, qui avaient été appelés à dire s'ils lui renouvelaient leur confiance, à l'occasion du 30e congrès du parti.

Il s'agit donc d'une note presque parfaite pour une homme politique que bien des observateurs donnaient pour mort, il y a quelques mois à peine.

«Je vous aime beaucoup!», a déclaré Jean Charest, visiblement très ému et soulagé devant ce résultat «rêvé», livré vers 17h45, devant une foule de militants qui scandaient son nom.

Avec un tel score, le premier ministre conserve donc toute sa marge de manoeuvre et pourra continuer à diriger les destinées du Québec, sans entendre le bruit des couteaux qu'on aiguise pour planter dans le dos du chef quand les affaires vont mal.




Elections anticipées en Serbie

08 03 2008

(AFP-MC) - Le premier ministre nationaliste serbe, Vojislav Kostunica, a dissous samedi le gouvernement et a appelé à des législatives anticipées, refusant de diriger le pays avec des partenaires pro-européens après l'indépendance du Kosovo proclamée unilatéralement.

Dans la soirée, le président serbe pro-européen Boris Tadic a déclaré qu'il convoquerait prochainement des élections anticipées après la décision de M. Kostunica.

«Le gouvernement serbe n'a plus de politique unifiée sur une importante question liée à l'avenir du pays : le Kosovo. Un tel gouvernement ne peut plus fonctionner», a déclaré M. Kostunica à la presse.

«C'est la fin du gouvernement, nous devons rendre le mandat au peuple», a-t-il ajouté en précisant qu'il proposait de convoquer des élections législatives anticipées pour le 11 mai, date des élections municipales et régionales en Serbie déjà prévues.

«Je respecte la position du premier ministre» disant «qu'il n'est plus en mesure de diriger le gouvernement», et «je convoquerais des élections», a déclaré M. Tadic, estimant que des élections étaient «une façon démocratique de surmonter la crise politique» dans le pays.

En vertu de la Constitution serbe, le président dissout le parlement sur proposition du gouvernement.

Le scrutin anticipé à venir fait suite à une grave crise gouvernementale que la Serbie traverse depuis la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo le 17 février par les dirigeants kosovars, soutenus par les États-Unis et les principaux pays de l'Union européenne (UE).

Après cette proclamation, l'orientation nationaliste de M. Kostunica, chef du Parti démocratique de Serbie (DSS), s'est renforcée pour devenir incompatible avec la tendance pro-européenne de M. Tadic, même si le chef de l'État, comme tous les dirigeants serbes, est lui aussi opposé à l'indépendance du Kosovo.

Le Parti démocratique (DS) de M. Tadic et le DSS sont les deux principales formations de la coalition au pouvoir.

Alors que M. Tadic souhaite accélérer l'intégration de son pays à l'Union européenne (UE), M. Kostunica estime que la Serbie ne peut accepter aucun accord avec Bruxelles sans «le Kosovo en tant que partie intégrante» du territoire serbe.

«Je dois admettre que le premier ministre a choisi la solution la plus rationnelle, sans doute la meilleure», a estimé l'analyste Dusan Pavlovic. «Savoir si la Serbie continuera sur la voie de l'intégration européenne avec ou sans le Kosovo ne peut être réglé que par des élections», a-t-il ajouté.




Journée de la femme : 350 personnes dans les rues de Montréal

08 03 2008

(PC-MC) - La Journée internationale de la femme donne lieu à diverses manifestations et activités un peu partout à travers le monde. Le Québec n’y fait pas exception.

À Montréal, le Comité de coordination et d'action des femmes des diverses origines pour le 8 mars a tenu une marche dans les rues de la Métropole.

Près de 300 personnes, hommes et femmes, se sont rassemblées vers midi au parc du 6 décembre, dans le quartier de Côte-des-Neiges.

Les participants réclament la fin de la violence faite aux femmes, qu’elle soit conjugale, psychologique ou autre. Ils demandent aussi l’égalité dans les milieux de travail.

Une étude menée par le Congrès du travail du Canada montre que, à travail égal, les femmes gagnent 70 pour cent du salaire des hommes, soit deux pour cent de moins que dans les années 1990.

La Journée internationale de la femme se déroule cette année sous le thème de l’autonomie financière des femmes.




Nouvel effondrement cette fois en Mauricie

08 03 2008

(LCN-MC) - À Louiseville, l’abri de la place Canadel s’est effondré aux trois quarts, tôt ce matin.

L’été, la ville offre des spectacles sous cette structure ouverte. L’hiver, une patinoire y est aménagée une patinoire l'hiver.

L’endroit était désert au moment de l’effondrement. Il s’en est toutefois fallu de peu: hier soir encore, une cinquantaine de personnes s’y trouvaient.




La course à l'investiture démocrate dans le Wyoming

08 03 2008

(AP-MC) - La course à l'investiture démocrate aux États-Unis se transporte au Wyoming samedi.

Hillary Clinton et Barack Obama tentent de s'octroyer les 12 délégués qui sont en jeu lors de cette élection primaire.

Entre-temps, un sondage mené pour le magazine Newsweek laisse entendre que les deux candidats sont à égalité dans les intentions de vote des électeurs démocrates à travers le pays.

M. Obama n'aurait qu'un seul point de priorité sur Mme Clinton, soit 45 pour cent contre 44 pour cent.




Bush d'accord avec la torture à la CIA

08 03 2008

(AP-MC) - Le président américain George W. Bush a indiqué samedi avoir opposé son veto à un texte qui interdirait de facto à la CIA de recourir à des méthodes d'interrogatoire dénoncées par leurs détracteurs comme de la torture, telle la simulation de noyade.

Le Congrès, où les adversaires démocrates de M. Bush sont majoritaires, a adopté en février un texte de financement dont une disposition contraindrait les services de renseignement à se conformer au manuel des règles d'interrogatoire imposées aux militaires, qui interdit les techniques traumatisantes comme la simulation de noyade.

Mais le texte n'a été approuvé que par une petite majorité du Sénat, rendant très improbable que le Congrès puisse surmonter le veto présidentiel et réunir les deux-tiers de voix nécessaires dans les deux chambres pour que le texte entre dans la loi sans la signature de M. Bush.

«Al-Qaeda reste déterminé à attaquer de nouveau l'Amérique (...). Parce que le danger persiste, nous devons veiller à ce que nos services de renseignement aient les outils nécessaires pour arrêter les terroristes», a dit M. Bush dans son allocution radiophonique hebdomadaire.

Le texte que le Congrès lui a soumis pour promulgation «réduirait ces outils essentiels. Donc j'y ai mis mon veto aujourd'hui», a-t-il dit, une décision attendue qui n'en a pas moins suscité des réactions virulentes.

Le sénateur démocrate Edward Kennedy a ainsi estimé qu'il s'agissait de «l'un des actes les plus honteux de sa présidence. À moins que le Congrès ne surmonte le veto, il restera dans l'Histoire comme une insulte flagrante à l'État de droit et entachera gravement la réputation de l'Amérique aux yeux du monde».

Tout en rappelant que la loi américaine interdisait déjà la torture, le président de la commission des Affaires juridiques au Sénat, Patrick Leahy, a estimé que M. Bush avait «encore manqué une occasion d'améliorer un bilan honteux (...) et d'envoyer un message positif au monde».

Expliquant sa décision, le président a assuré que la loi aurait sapé le programme confidentiel de détention et d'interrogatoire de la CIA, qui a permis de déjouer de nombreux attentats aux États-Unis et à l'étranger en collectant des informations «essentielles» grâce à des «techniques sûres et légales» appliquées à «un petit nombre des plus dangereux terroristes».

Le manuel militaire a été conçu pour des combattants «légaux» capturés sur le champ de bataille, pas pour des terroristes «endurcis», a dit M. Bush, qui n'a encore une fois pas dit quelles étaient les méthodes employées par la CIA.

Le directeur de la Centrale du renseignement américain, Michael Hayden, a admis pour la première fois début février que la CIA avait eu recours à la simulation de noyade sur trois suspects, dont Khaled Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11-Septembre, mais qu'elle ne l'avait plus utilisée depuis environ cinq ans.

Les méthodes de lutte contre le terrorisme donnent lieu depuis des mois à un débat passionné aux États-Unis. Les candidats démocrates disent faire de la restauration des valeurs américaines et de l'image des États-Unis dans le monde un enjeu de la présidentielle de novembre.

Dénonçant le veto de M. Bush, le président du parti démocrate, Howard Dean, a aussi rappelé samedi que John McCain, candidat républicain à la Maison-Blanche et jusqu'à présent héraut de la lutte contre la torture, s'était prononcé contre le texte lors du vote au Sénat en février.




La tempête est commencée sur les régions Ouest et Sud-Ouest du Québec

08 03 2008

(LCN-MC) - Quelques centimètres de neige sont déjà tombés sur la province. La faible neige qui avait cessé ce matin a repris de plus belle.

Les précipitations parfois fortes seront accompagnées de poudrerie avec des rafales pouvant atteindre 60 km/h sur le Sud-Ouest de la province.

À Montréal, dans les Laurentides et en Outaouais, la neige sera mêlée de grésil. Quant à l’Estrie, les précipitations seront sous forme de pluie.

C’est toutefois ce soir et cette nuit que la tempête atteindra son apogée.A Québec, plus de 30 cm sont attendus, avec des vents de 70 km/h et des rafales qui souffleront à 100 km/h.

La neige devrait cesser progressivement dimanche matin. Et ce sera le retour du soleil lundi.




Tempêtes de neige : il y a eu pire en 1971

08 03 2008

(PC-MC) - La tempête qui avait soufflé sur le Québec le 4 mars 1971 avait laissé des accumulations de près de 50 cm de neige en 24 heures. Et ce record n’a pas encore été battu. Trente-sept en plus tard, les Québécois se souviennent toujours de la «tempête du siècle».

À Montréal, et ailleurs dans la province, les vents soufflant parfois à 110 km/h mêlés aux fortes précipitations de neige avaient causé des dégâts et des pannes électriques majeures pendant plusieurs jours.

Le Québec paralysé par la neige

La neige avait paralysé certaines régions du Québec où la circulation automobile était impossible. Des Québécois se déplaçaient en motoneige, notamment rue Sainte-Catherine à Montréal.

Les bancs de neige étaient si imposants qu’ils rivalisaient en hauteur avec les toitures des maisons.

Dix-sept personnes avaient même perdu la vie en succombant à des infarctus.




Des intempéries balaient les Etats-Unis : au moins 3 morts

08 03 2008

(AP-MC) - Une violente tempête de neige a frappé le centre des États-Unis, hier, privant des milliers d'habitants d'électricité et provoquant au moins un accident mortel sur la route. Pendant ce temps, des tornades ont fait deux morts en Floride.

La tempête de neige qui se dirige maintenant vers le Québec a créé des coupures de courant affectant environ 44 000 foyers et entreprises dans l'Arkansas, où 30 cm de neige se sont accumulés, et se dirigeait ce week-end vers l'Ohio et le nord du Kentucky.

Dans le centre de l'Ohio, une femme est morte lorsque sa voiture a dérapé sur une route verglacée et percuté un poteau, selon le bureau du shérif.

Dans le nord de la Floride, deux personnes sont mortes lors du passage d'une tornade dans la ville de Lake City, l'une écrasée par un arbre qui s'est abattu sur sa caravane et l'autre électrocutée.

Deux autres tornades ont touché Keaton Beach, sur la côte du Golfe du Mexique, et Capitola, une banlieue de Tallahassee, selon les autorités.




Quebecor World n'obtient pas son financement

08 03 2008

(La Presse-MC) - Quebecor World (IQW) n'a pas réussi à négocier les nouvelles dispositions d'un prêt de 1 milliard US requis pour financer ses activités en faillite.

Le juge James Peck, de Manhattan, a fait savoir vendredi qu'il accorderait un nouveau délai de 30 jours à Quebecor World avant d'entendre sa requête pour un prêt de débiteur en possession de ses biens.

Les compagnies en faillite ont souvent recours à de tels prêts.

«Les parties ont besoin de plus de temps pour conclure ce qui semble être des négociations constructives bien qu'elles soient peu concluantes jusqu'à présent», a dit le juge Peck.

En vertu des dispositions relatives aux faillites, une fenêtre de 45 jours est habituellement la limite pour l'approbation d'un accord relatif à un prêt final après l'approbation d'un prêt temporaire.




La Maison des Premières Nations : moderne mais aussi traditionnaliste

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - «Rendre ça moderne, sans tomber dans l’histoire et le folklore», telle était l’intention derrière le design de la Maison des Premières Nations, l’Hôtel-Musée de Wendake qui a été inauguré hier.

Érigé sur le terrain — décontaminé — d’une ancienne tannerie, le bâtiment a la forme elliptique de la maison longue du peuple iroquoien. La portion musée se trouve à gauche, dans une structure qui évoque à la fois le tipi, par sa forme, et la palissade qui entourait la maison longue, par les planches d’épinette dont elle est parée.

C’est d’abord dans le hall de l’hôtel que s’est exprimé le parti pris contemporain des architectes de la firme Lemay Michaud. Au fond, les fenêtres qui s’élèvent sur deux niveaux donnent aux visiteurs le sentiment de prendre une pause au cœur de la forêt. La rivière Saint-Charles y dessine des méandres paresseux.

La pièce est vaste et ponctuée de poutres de bois. Des troncs d’arbres très vieux servent de tables à café. Et, n’en déplaise à Brigitte Bardot, des vraies peaux sont disposées sur les fauteuils. Quelques panaches ornent le haut des murs. Ce lieu a un sens. Et ce sens est clair. Mais il ne nous engloutit pas.

«Ç’a été un travail de longue haleine, une épopée», a expliqué la designer et architecte Catherine Beaudry, qui affirme «avoir pris un bain de traditions huronnes» et s’être fait «boucaner à la sauge» pendant ses recherches.

Elle n’a rien acheté dans les magasins du village ni dans le quartier Petit-Champlain. La plupart des objets traditionnels qui ont servi à la décoration ont été dénichés chez les artistes et artisans de Wendake. «J’ai trouvé des éléments jusque dans leurs placards et leurs sous-sols», confie Mme Beaudry.

Clément Picard a ainsi donné des calumets de paix et des tomahawks qu’elle a fait encadrer. Jean-Marie et Hélène Gros-Louis ont confectionné les coussins de castor qui trônent sur chacun des lits. Raymond Gros-Louis a offert quatre petits capteurs de rêves qui ont été assemblés en un seul, maintenant suspendu dans le hall. Michel Savard a tanné les peaux disséminées dans les chambres.

Les miroirs sont signés Roger Sioui, un ébéniste de Wendake. Le grand chef Max Gros-Louis a prêté deux tableaux de l’artiste ojibwe Norval Morrisseau, qui sont exhibés dans le hall. Les panaches de wapiti juchés au-dessus du bar, dans le restaurant La Traite, proviennent de son propre élevage, en Alberta. Une corde de bois sous verre fait office de paroi.

Couvertures de La Baie d’Hudson

À l’instar de l’auberge Saint-Antoine, dans le Vieux-Port de Québec, la Maison des Premières Nations a transformé les murs de ses corridors en galerie d’art. Des objets bigarrés et pittoresques accompagnent les visiteurs jusqu’à leurs chambres, dont les numéros sont gravés dans le cuir. Au pied de chaque lit a été déposée une couverture à points de La Baie d’Hudson, que l’Angleterre utilisait jadis comme monnaie d’échange contre des fourrures.

La Maison des Premières Nations comporte 55 chambres et emploie 45 personnes, dont plusieurs Hurons-Wendat qui, cependant, n’occupent aucun poste administratif. «Pas encore», nuance le directeur Christian Robert, qui était auparavant directeur adjoint à l’hôtel de Duchesnay. Le projet a coûté 18,6 millions $. L’Hôtel-Musée est la propriété du Conseil de la nation huronne-wendat et d’Investissement Premières Nations.




Nouvelle biographie d'Hergé, 25 ans après sa mort

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - Une autre biographie d'Hergé de 1003 pages paraît ces jours-ci au Québec, coïncidant avec la mort du bédéiste, le 3 mars 1983, il y a 25 ans tout juste. Doit-on se méfier d'une biographie commandée, commanditée, cautionnée par les signataires autorisés?

Philippe Goddin, passionné de Tintin depuis l'enfance, professeur de dessin pendant 23 ans, archiviste puis secrétaire général à la Fondation Hergé 10 ans durant, auteur de maints ouvrages sur Tintin, savait pertinemment dans quelle aventure il se lançait en acceptant la proposition de Fanny Rodwell, seconde épouse et légataire universel d'Hergé.

«Longtemps, j'ai refusé de faire ce travail, à cause de cette proximité. Et j'ai fini par accepter à cause de cette proximité. Parce que j'avais eu accès à beaucoup de documents à la Fondation. Beaucoup d'informations auxquelles les précédents biographes n'avaient pas eu accès. Et j'avais aussi beaucoup d'informations qui n'étaient nulle part ailleurs, pas même dans les archives de la Fondation Hergé. Notamment tout ce qui concerne la relation d'Hergé avec Germaine, sa première femme. J'ai eu avec elle plusieurs conversations, elle m'a prêté des documents, montré sa correspondance et, après son décès, comme j'avais de bons rapports avec le neveu, Georges Remi jr., j'ai pu étudier de plus près ces lettres, qui éclairent Hergé l'homme d'une lumière plus crue.»

Pour l'ancien professeur, le désir d'éclairer, «comprendre, ne pas juger, comme disait Simenon», est primordial. Ne pouvait demeurer lettre morte, c'est le cas de le dire, le contenu de telles sources, non seulement la correspondance Germaine-Georges, mais les relations épistolaires très suivies qu'Hergé entretint avec des amis chers, dont Marcel Lehaye, véritable confident.

Pas parfait

Mais s'il a accepté la commande, c'est aussi parce qu'on l'a laissé travailler en paix. «Ça ne pouvait être, dans mon esprit, une biographie officielle. Je l'ai dit dès le départ. Ainsi, je m'étais fixé moi-même certaines limites concernant les anecdotes de nature intime, et Fanny a été d'accord sur tout. Elle aussi, je crois, souhaitait que certaines choses soient dites. Il ressort, par exemple, de mon ouvrage, qu'Hergé n'était pas du tout le type clair qu'il proposait à ses interlocuteurs.

«C'était un gémeaux typique, plein de qualités mais non exempt de défauts, qui hésitait beaucoup à prendre des décisions, et qui en a pris de mauvaises. Oui, il a commis des dessins antisémites. Oui, il a fait souffrir Germaine terriblement et n'a pas rendu la vie facile à Fanny non plus, surtout les premiers mois de leur relation, alors qu'il était rongé de remords. Pour moi, ce côté trouble d'Hergé n'est pas gênant : il n'était pas parfait comme Tintin; c'était un homme parmi les hommes.»

Révisionnisme historique

En quatrième de couverture, le texte de présentation de l'ouvrage commence par une série de questions : «Hergé était-il oui ou non le petit-fils du roi des Belges? Son enfance fut-elle si grise qu'il l'a laissé entendre? A-t-il vécu la guerre dans l'indifférence? Était-il raciste, misogyne, opportuniste? A-t-il été tenté par l'expatriation? A-t-il toujours aimé Tintin?» Et ainsi de suite. De là à subodorer le révisionnisme historique, façon Moulinsart, à l'heure de la énième controverse au sujet de Tintin au Congo, il n'y aurait qu'un pas : l'approche très ouverte de Goddin empêche de le franchir.

Goddin fournit les documents, le contexte, multiplie les recoupements, suit Hergé pas à pas dans l'évolution de ses explications et tentatives de justification, et nous laisse décider. Ou plutôt, nous permet de constater que rien n'est simple. «Il est parfois de mauvaise foi, mais ce qu'on ne peut pas mettre en doute, c'est sa sincérité.»

Ce constat, chez Philippe Goddin, précède de beaucoup sa carrière «tintinesque et hergéenne».

C'est au début des années soixante-dix, presque trentenaire, qu'il écrit pour la première fois à l'homme tant admiré. «Enfant, je n'avais pas eu cette audace. Je lui ai écrit adulte, déjà enseignant aux arts plastiques. Il m'a répondu très rapidement. Et comme je lui avais dit que j'étais professeur de dessin, il a eu l'extrême gentillesse de m'envoyer un dessin dédicacé.»




Les 100 jours du maire Régis Labeaume : je ne pouvais faire plus

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - Près de 100 jours après son élection à la mairie de Québec, le 2 décembre 2007, Régis Labeaume a le profond sentiment qu’il n’aurait pas pu en faire plus.

Épié dans ses moindres gestes depuis qu’il a pris les commandes de la Ville, l’ancien président de la Fondation de l’entrepreneurship avait déjà tissé son réseau d’influences dans le milieu d’affaires de Québec, mais il s’avérait peu connu de la majorité des gens qui l’avaient pourtant choisi pour succéder à la mairesse Andrée Boucher.

Ceux-ci ont vite appris à le découvrir. Pas un jour sans que sa photo n’apparaisse dans un article de journal ou son visage dans un bulletin d’informations à la télévision.

En tout juste deux semaines, rappelle-t-il dans une entrevue éditoriale accordée mardi, il a fait adopter le budget de la Ville à l’unanimité des membres du conseil municipal. Puis, pendant que tout le monde pensait qu’il allait se la couler douce autour du sapin de Noël, il a lancé une bombe sur sa ville en procédant à une restructuration majeure de la direction de la Société des Fêtes du 400e. «Pensez juste que le pavoisement n’était pas prêt», dit-il aux journalistes du Soleil. «Le pavoisement, c’est une figure imposée. Pensez juste à ça et imaginez-vous le reste.»

«Le problème, c’est que tu n’as pas toutes les preuves. Ça sent la merde et tu te dis que ça sent mauvais. Dans le journal, tu lis que le maire doit réussir le budget, réussir les négociations et réussir le 400e. Alors, tu passes à l’action. J’ai vu que si je ne le faisais pas, personne ne le ferait.»

«Ensuite, on a eu la relance des négociations avec les employés de la Ville et le lancement des 24 chantiers. On est rendu à aujourd’hui et c’est ça que ça donne.»

À travers ces gestes d’éclat, le maire Labeaume rappelle qu’il a dû aussi apprendre le métier. «Tout le monde veut te voir, tout le monde plaide les chantiers d’urgence. Tout le monde t’invite parce que tu es le nouveau maire. C’est un peu normal.

«Durant la campagne, on m’a­vait dit qu’il fallait être présent. J’ai été présent partout. Ça fait beaucoup de choses.

«En trois mois, conclut-il, je ne pouvais faire plus.»

Dans ces premiers 100 jours de gouvernance municipale, le maire Labeaume croit aussi avoir suivi son plan de match à 90 %.

«À l’exception de ce qui s’est passé au 400e, la seule chose que j’ai fait différemment, c’est la réorganisation de la Ville, dans ce que j’appelle les 24 chantiers. Durant la campagne électorale, j’avais dit que je confierais cela à une firme privée. Mais pour cela, il faut aller en soumission et prendre le plus bas soumissionnaire. Tu ne sais pas sur qui tu vas tomber.»

Il a préféré confier le mandat à son directeur général, Alain Marcoux, et à «trois champions», Marie-Claude Paré, de Loto-Québec, Pierre Genest, président du conseil d’administration de la SSQ, et Florent Gagné, un ancien directeur général de la Sûreté du Québec et ex-sous-ministre de M. Marcoux, du temps que celui-ci occupait un fauteuil ministériel dans un gouvernement du Parti québécois.

«Avec lui, c’est pas compliqué, a expliqué au Soleil le maire Labeaume, à propos de M. Gagné. On veut aplatir la structure à la police et aux pompiers.» La commande ne peut pas être plus claire.

Pour ce qui est de M. Genest, le maire ne s’inquiète pas du fait que l’une des composantes de la SSQ pilote actuellement un important projet domiciliaire sur les terres des Sœurs du Bon-Pasteur, à côté du Jeffery Hale, un investissement de 200 millions $ qui nécessitera des amendements au règlement de zonage de la Ville.

«Ça ne changera en rien le projet de la Cité verte», assure le maire Labeaume. Et comme «les gens avec qui je veux faire affaire sont les champions de Québec, ils sont généralement tous riches et n’ont rien à attendre. Ce sont des gens qui aiment Québec».

Or, poursuit-il, «en affaires, tout le monde a besoin d’un permis de la Ville, un jour ou l’autre. Si tu choisis quelqu’un qui n’a jamais fait affaire avec la Ville, tu ne choisis personne. Sinon, avec qui on va faire affaire?»

«Jacques Tanguay a affaire avec la Ville. (Peter) Simons a affaire avec la Ville. Ils ont tous affaire avec la Ville.

«Quand on disait, durant la campagne électorale, qu’on veut créer un groupe de mécènes pour la culture, si j’évite tous ceux qui ont de l’argent, je peux-tu te dire qu’on n’aura pas une maudite cenne sur la table.»

M. Labeaume répète à qui veut l’entendre qu’il avait annoncé ses couleurs durant la longue campagne électorale qui l’a porté au siège de maire.

Le tramway, la piste cyclable, l’école de divertissement interactif, ses groupes de champions, il jure en avoir parlé dans la course à la mairie. «Pendant les campagnes électorales, les gens n’écoutent pas parce qu’ils ne croient plus aux promesses électorales et aux engagements. Moi, je regrette. Je fais exactement ce que j’ai dit.»




Le maire Labeaume prédit un succès « formidable » à l'Hôtel-Musée de Wendake

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est dit convaincu, hier, que le nouvel Hôtel-Musée de Wendake connaîtra autant de succès que l’Hôtel de Glace de Duchesnay et le futur projet Le Diamant de Robert Lepage en raison de son originalité.

«L’hôtel va avoir un succès incroyable. Vous allez devoir refuser du monde. Ça prend des projets distinctifs. Il va y avoir des reportages partout à travers le monde sur l’Hôtel-Musée», a-t-il déclaré lors de l’inauguration du nouvel immeuble qui rappelle la maison longue du peuple iroquoien.

Le maire est également persuadé que le nouvel établissement, qui sera un des legs du 400e, aura un impact économique important. «Vous développez le village de façon très intelligente. C’est un exemple au Québec», a-t-il lancé aux chefs hurons-wendat présents à la cérémonie.

Les ministres provinciaux et fédéraux qui ont pris part à ces agapes n’ont pas été en reste pour louanger les promoteurs du projet. Le ministre Philippe Couillard s’est dit très impressionné que les travaux de construction aient pu être complétés aussi rapidement selon l’échéancier et dans le respect des coûts.

Au-delà des qualités architecturales, le ministre Benoît Pelletier a souligné que l’Hôtel-Musée permettra de transmettre la culture, l’identité de la nation huronne-wendat. Il voit dans le partenariat qui a permis la réalisation du projet un nouvel envol dans les relations entre la nation autochtone et le gouvernement du Québec. «On croit dans votre nation, dans son avenir, dans sa prospérité», a-t-il affirmé.

La ministre fédérale Josée Verner a souligné que la réalisation du projet «illustre bien la capacité des nations autochtones de réaliser de grands projets». Son collègue des Affaires indiennes, Chuck Strahl, était également présent à l’inauguration.

Pour le directeur général du conseil huron-wendat, Gabriel Savard, la construction de l’Hôtel-Musée dans le respect des coûts et de l’échéancier a été «un pari qui s’est avéré un miracle». Le montage financier de 16 millions $ pour le projet a été un tour de force, a-t-il rappelé.

Pour l’heure, l’Hôtel-Musée emploie environ 60 personnes dont la moitié sont des Hurons-Wendat. Les retombées économiques de l’Hôtel-Musée sont évaluées à 4 millions $ par année, sans parler de l’impact médiatique de l’établissement.

Le gouvernement fédéral a accordé une aide de 4,3 millions $ pour la réalisation du projet. En plus, une somme de 100 000 $ a été octroyée pour la formation en gestion hôtelière des membres des Premières Nations. Cette formation a été donnée par le Centre de développement de la formation et de la main-d’œuvre huronne-wendat en collaboration avec le Cégep Limoilou.

Pour sa part, le gouvernement du Québec a allongé un montant total de 3,6 millions $ par l’intermédiaire du ministère de la Culture et des Communications, du Bureau de la Capitale-Nationale et du Secrétariat des affaires autochtones.




Présumé incendiaire arrêté à Sainte-Foy

08 03 2008

(le Soleil-MC) - Le spectaculaire incendie de la rue de la Forest, qui a complètement détruit un édifice de 16 logements dans le secteur Sainte-Foy, le 22 février dernier, était finalement d’origine criminelle. Les policiers de Québec ont arrêté, hier après-midi, un homme de 24 ans afin de l’accuser d’avoir allumé cet incendie et trois autres dans le même secteur.

Le suspect, qui n’a aucun antécédent judiciaire, comparaîtra ce matin par vidéo-conférence au palais de justice de Québec. Les enquêteurs au dossier l’ont appréhendé à son domicile aux alentours de 13h dans l’arrondissement Sainte-Foy. Il habite précisément dans le secteur où ces quatre incendies ont été allumés entre le 22 février et lundi de cette semaine.

«Ce sont des éléments de preuve trouvés sur les sites des incendies qui ont permis aux enquêteurs de la police de Québec et du commissariat aux incendies de trouver cette piste de l’incendiaire et de mettre la main sur le suspect», a expliqué Jean-Sébastien Roy, relationniste pour le corps de police qui a été très peu bavard sur le déroulement de cette enquête.

Le 28 février dernier, vers 21h50, le suspect aurait mis le feu au 3417, Maricourt; alors qu’environ une heure auparavant, il aurait fait de même dans un véhicule qui était garé au 3031, avenue des Châtelets.

Les dégâts causés à l’immeuble à appartements de l’avenue Maricourt se sont révélés importants. Les pompiers de Québec ont même cru à un moment donné que cet incendie prendrait des proportions aussi graves que celui qui avait complètement rasé le 3030, de la Forest, six jours auparavant. Après avoir sonné une quatrième alarme, les sapeurs ont été en mesure de maîtriser cet incendie.

Dans la nuit de lundi dernier, la cinquantaine de locataires du 3040, avenue des Châtelets, ont dû évacuer leur appartement après que le présumé incendiaire eut allumé un feu au rez-de-chaussée.

Selon différentes sources di­gnes de foi, le suspect aurait allumé la majorité de ces feux en utilisant un accélérant.

Ce dénouement touchant le 3030, rue de la Forest est intrigant puisque les enquêteurs du commissariat aux incendies avaient écarté la thèse de l’incendie criminel, moins de 24 heures après que le feu — qui avait pris naissance au sous-sol — eut anéanti le 16 logements. Par contre, ils n’avaient jamais dit que cette théorie était impossible.

On se rappellera qu’à la suite de cet incendie qui a jeté une quarantaine de personnes à la rue — dont plusieurs ménages dépourvus d’assurances —, une vague de solidarité sans précédent avait déferlé sur Québec. Des familles ont notamment donné l’ensemble de trois mobiliers de maison aux sinistrés et plusieurs milliers de dollars en argent ont été recueillis afin d’aider les ménages victimes de la destruction de tous leurs biens.

La puissance de ce brasier avait aussi retenu l’attention. Quel­­­­ques jours après le terrible incendie, nous apprenions que Gaz Métro avait coupé l’alimentation en gaz de l’édifice plus de deux heures et trente minutes après le premier appel au 9-1-1. Ce délai a permis au feu d’être intense durant de longues heures puisque le gaz nourrissait l’incendie.

Gaz Métro avait été alerté une heure et quart après le début du feu au sous-sol de l’immeuble. Arrivée sur les lieux à 17h29, l’équipe de techniciens de Gaz Métro avait alors mis plus de 30 minutes avant de fermer la valve d’alimentation en gaz naturel du bâtiment en raison d’une imposante quantité de neige qui bloquait l’un des branchements.

À la Ville de Québec, on refuse toujours d’expliquer pourquoi l’information n’a pas cheminé rapidement vers Gaz Métro puisque l’on craint notamment des poursuites civiles de la part de la compagnie d’assurances qui couvrait l’immeuble aujourd’hui en cendres.




Un camelot du Soleil sauve cinq vies à Sainte-Foy

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - Caty Cayer est convaincue qu'un camelot du Soleil a sauvé cinq vies, dont la sienne, dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Loin de jouer les héros, le camelot, Mathieu Létourneau, considère qu’il a posé un geste tout à fait normal. Il a tout simplement eu la chance, dit-il, d’être au bon endroit au bon moment.

Il était 4h45 quand le camelot de 28 ans, qui dans le jargon du métier exploite une route motorisée de 200 abonnés, se rend chez Mme Cayer dans le secteur Sainte-Foy. Il entend le son strident émanant du détecteur de fumée.

«Des gens qui ont fait brûler des toasts», pense-t-il d’abord. Il sonne à la porte, frappe, mais personne ne répond.

M. Létourneau pousse la curiosité un peu plus loin et fait le tour de la maison. C’est en regardant par une fenêtre à l’arrière de la maison qu’il constate l’épaisse fumée dans la cuisine. Il appelle les pompiers.

«J’ai entendu un gros bang», raconte Mme Cayer. Enfin réveillée, elle ouvre la porte de sa chambre et tombe face à face avec deux pompiers, entrés dans la maison en défonçant la porte arrière. Elle entend enfin le bruit du détecteur de fumée.

Mme Cayer se sent coupable d’avoir oublié sur le feu de la cuisinière un chaudron dans lequel elle avait commencé à préparer de la soupe. Le plat en fonte avait commencé à fondre.

«Les pompiers m’ont expliqué que des flammes auraient succédé à la fumée dans peu de temps s’ils n’étaient pas intervenus», raconte la femme.

Mais qui donc a appelé au secours? En partant, les pompiers ont dit à Mme Cayer de ne pas oublier de remercier le camelot.

Enfin, elle connaît le nom de son sauveur, de son ange gardien, comme elle l’appelle depuis ce temps. Un ange gardien qui a aussi sauvé la vie, elle en est profondément convaincue, de ses deux adolescents et d’une amie, avec son bébé, reçue à souper et qui avait décidé de coucher chez son hôte.

Un détecteur de fumée peut sauver des vies, mais il faut parfois en plus un ange gardien, parfois déguisé en camelot, de dire Mme Cayer.




Journée internationale des femmes : encore loin de l'égalité salariale

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - Même si les jeunes travailleuses canadiennes sont aujourd’hui plus scolarisées, elles gagnent moins qu’il y a 10 ans.

C’est ce que révèle un rapport du Congrès du travail du Canada (CTC) intitulé Les femmes dans la population active : encore loin de l’égalité qui a été rendu public hier.

D’après ce rapport, qui se base sur des données de l’année 2005, les femmes qui ont un diplôme d’études postsecondaires gagnaient il y a 10 ans 75 cents pour chaque dollar que gagnaient les hommes ayant les mêmes qualifications. Aujourd’hui, elles ont glissé à... 68 cents.

Toujours selon ce rapport, les femmes qui travaillaient à temps plein à longueur d’année en 2005 ne gagnaient que 70,5 cents pour chaque dollar que gagnaient les hommes, contre 72 cents dans les années 90. Plus précisément, les femmes travaillant à temps plein à longueur d’année avaient un revenu moyen de 39 200 $, contre 55 700 $ pour les hommes.

«Il est frappant (de constater) que l’écart salarial a augmenté plutôt que diminué même si les femmes sont devenues plus instruites que les hommes et même si les femmes ont décidé d’avoir moins d’enfants et de les avoir plus tard dans la vie», remarquent les auteurs du rapport.

Selon eux, au moins la moitié des femmes de 25 à 44 ans ont un diplôme d’études postsecondaires, par rapport à 40 % des hommes de ce groupe d’âge, et l’écart d’instruction est encore plus grand dans le cas des jeunes.

«Une des principales raisons pour lesquelles l’écart salarial augmente est que les femmes n’ayant pas de diplôme d’études supérieures (ou dont le diplôme n’est pas reconnu au Canada) sont beaucoup plus susceptibles que les hommes d’occuper des emplois à temps partiel et temporaires à très bas salaire et très ins­­­­tables, particulièrement dans le secteur de la vente et des services privés», avancent les auteurs du rapport. Selon eux, plus d’une femme sur cinq de 25 à 54 ans gagne moins de 12 $ par heure. «C’est près de deux fois la proportion des hommes de ce groupe qui ont un salaire comparable.»

L’écart salarial est encore plus grand dans le cas des femmes ayant un diplôme d’université, ajoutent les auteurs du rapport. En 2005, celles-ci ne gagnaient que 68 % du revenu des hommes, contre 75 % dans les années 90.

Le problème, croit le CTC, qui réunit plusieurs syndicats nationaux et internationaux du Canada, c’est que les milieux de travail de même que les politiques sociales et du travail ne correspondent pas du tout à la réalité des femmes.

«De nombreux employeurs exigent de longues heures de leur personnel à plein temps, n’offrent pas un horaire qui correspond aux besoins familiaux et pénalisent les employés qui s’absentent temporairement», déplore le CTC, selon qui plusieurs changements pourraient faire une grande différence, dont l’accès à des services de garde de qualité et abordables et un salaire minimum relevé à au moins 10 $ l’heure.

Le CTC déplore que l’écart salarial entre les hommes et les femmes au Canada soit l’un des plus grands des pays industriels avancés (le cinquième en importance).




Le leadership de Jean Charest soumis aujourd'hui au vote des militants

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - Le leadership du chef libéral Jean Charest est soumis au vote de confiance des militants, samedi, dans le cadre du congrès du Parti libéral du Québec, à Québec.

Les observateurs s'attendent à ce que le premier ministre passe le test sans trop de difficultés, compte tenu de la forte remontée des libéraux dans les derniers sondages.

C'est la première fois qu'un tel «sondage» est mené auprès des membres depuis 2000, alors que Jean Charest avait obtenu l'appui de 95 pour cent des délégués.

Le chef libéral devrait être fixé sur la solidité de son leadership et la fidélité de ses troupes vers 18h, samedi soir.

Par ailleurs, toute la journée de samedi, les militants seront en ateliers pour discuter des orientations à donner au parti.

De nombreux sujets sont à l'ordre du jour, à partir de propositions formulées par quatre groupes de travail au cours des derniers mois, touchant particulièrement l'économie, la famille, l'identité et le développement durable.

Pour ce qui est du programme de soutien à la famille, les membres devront dire s'ils appuient l'idée que les parents assument 20 pour cent des frais de garde, ce qui pourrait faire passer le tarif quotidien de 7 $ à 8 $. De plus, ils devront dire s'ils partagent la suggestion d'étendre aux foetus de 20 semaines et plus le programme de soutien aux enfants, une allocation universelle versée en fonction du revenu des parents.

Par exemple, les libéraux devront aussi dire s'ils sont favorables à l'idée de nationaliser l'eau, renforcer l'application de la loi 101, mieux assurer la francisation des immigrants en augmentant substantiellement les crédits à ce chapitre, et miser sur le transport en commun par le prolongement du métro de Montréal (au moins 10 nouvelles stations) et la réalisation du projet de train rapide Québec-Windsor.




Un contrat pour la construction de deux traversiers pourrait échapper au Québec

08 03 2008

(Le Soleil-MC) - La Société des traversiers lancera cette année le processus d’acquisition de deux traversiers. Le contrat estimé entre 125 millions $ et 175 millions $ risque d’échapper au Québec pour la première fois — tous les navires actifs ont été construits à Lévis, à Sorel-Tracy et à Sainte-Catherine.

Il ne reste qu’un chantier naval majeur dans la Belle Province, sur la Rive-Sud de la capitale, souligne le directeur des services maritimes de la STQ, Pierre-Paul Desgagnés, rencontré par Le Soleil dans ses bureaux de la rue Saint-Paul à Québec. La Davie Yards a toutefois plusieurs contrats européens à honorer. Faute de chantier, «on va les donner ailleurs».

Le Radisson, 54 ans, est le premier en lice pour le remisage. «Il est à la préretraite!» Utilisé comme navire de relève en cas de bris, il ne peut plus accueillir de fardiers. «Il devient de plus en plus limité.»

Chaque navire doit subir une cure de jouvence entre ses 20e et 25e anniversaires. Le Radisson a été remodelé en 1985, à 32 ans. Et les travaux étaient jugés bons pour une dizaine d’années... «On a fait 23 ans!»

«Il reste à peu près trois ans d’usage. On va commencer cette année les travaux de conception.» Il faut 18 mois pour dessiner le bâtiment, un autre 18 mois pour le construire.

Le Camille-Marcoux est le suivant. «Il est sur le respirateur.» Acquis en 1974, le lien maritime entre Matane, Baie-Comeau et Godbout ne répond plus à la demande. «C’est problématique. (...) On est rendu au stade où il faudrait faire un gros bloc (de travaux) d’au moins 15 millions $.» En plus, en 2012, les normes fédérales seront resserrées, si bien que le Camille-Marcoux ne pourra accepter que la moitié des passagers actuels. La Société préférerait mettre les fonds dans l’achat d’un bateau neuf.

Au cours des prochaines années, la STQ prévoit donc investir entre 125 et 175 millions $ pour les remplacer. Ensuite, elle tentera de dénicher des fonds supplémentaires pour l’extinction du Lucien-L., unissant Sorel et Saint-Ignace-de-Loyola. Il faudra cependant patienter encore cinq ans : «Il sera rendu au stade de remplacement à partir de 2013.»

Un autre traversier devrait naître au cours des prochaines années au Québec, mais il n’est pas considéré comme faisant partie de la flotte officielle de la STQ : le lien avec l’Île-d’Entrée, aux Îles-de-la-Madeleine. Plus petit, le bâtiment d’une valeur approximative de 6 millions $ sera construit au Québec, évalue Pierre-Paul Desgagnés.

Chaque année, la Société des traversiers du Québec investit quelque 5 millions $ pour la réfection de sa flotte. Outre l’entretien «normal», la STQ les retape après une vingtaine d’années, à la «mi-vie». Les navires reliant Québec et Lévis ont ainsi été embellis en 2001-2002. Ce déridage donne un sursis de 15 ans aux vaisseaux.

Au Québec, «un traversier a une vie utile de 40-45 ans. (...) La moyenne d’âge, c’est 30 ans», détaille M. Desgagnés. En Europe, la vingtaine signe l’arrêt de mort du bâtiment : «Il est rendu en Inde et il est en train d’être découpé!»

Les coûts de construction étant exorbitants, la STQ étire leur vie le plus possible. Maintenir un navire à flot au-delà de la quarantaine est cependant «très cher. Vers 40-45 ans, ça commence à être difficile. Là, ce n’est plus rentable».




La nuit prochaine on passera à l'heure avancée, l'heure ''d'Eté''

08 03 2008

(La Presse-MC) - La nuit prochaine, l'horloge passera de 2h à 3h du matin. L'objectif est avant tout économique: avec plus d'heures d'ensoleillement le soir, les gens peuvent en théorie magasiner plus longtemps et utiliser moins d'électricité pour s'éclairer. Les chercheurs craignent qu'il soit plus difficile de s'habituer au changement s'il fait encore noir quand on se lève le matin.

Si vous avez de la difficulté à sortir du lit dans les prochains jours, n'accusez pas votre horloge biologique. Maudissez plutôt la désynchronisation de vos multiples horloges biologiques. En fait, votre horloge principale, située dans le cerveau, n'est probablement pas coupable.

«Nous avons fait un test de simulation de travail de nuit avec des volontaires», explique Nicolas Cermakian, chercheur au laboratoire de chronobiologie moléculaire de l'institut Douglas. «L'horloge biologique du cerveau s'adaptait au changement après quelques jours. Les autres horloges du corps mettaient jusqu'à 10 jours à s'en remettre. Comme il ne s'agit que d'un changement d'une heure, c'est probablement moins long. Mais le fait qu'il faille se lever à la noirceur complique l'adaptation, parce que la lumière est le facteur qui la facilite le plus.»

Depuis quelques années, il y a de plus en plus d'articles sur les différentes horloges biologiques du corps. L'horloge principale est située dans le cerveau. Les autres, situées dans les différents organes, amplifient les courbes du métabolisme du corps. «On pense qu'elles affinent les courbes, qu'elles assurent que les courbes ont les bons maximums et les bons minimums.»

«On ne sait pas exactement pourquoi il y en a plusieurs, dit M. Cermakian. On imagine que c'est plus efficace, sur le plan énergétique, de répartir le travail. D'autant plus qu'elles ont souvent des rythmes différents. Celle qui est dans le foie, par exemple, contrôle peut-être des molécules qui sont moins nécessaires pendant la nuit, quand on n'est pas en train de digérer et de métaboliser des aliments. Celle des os, par contre, en profite peut-être pour libérer des molécules nécessaires à la construction des os.»

Les effets des horloges secondaires sont particulièrement évidents grâce aux études sur les travailleurs de nuit, qui ont un risque accru de cancer et de problème gastro-intestinaux. Pourrait-on imaginer une manière de protéger les horloges secondaires des dérèglements de l'horloge principale, et donc d'éviter que les troubles de sommeil et les changements d'heure endommagent les organes? «L'identification des mécanismes reliant le manque et les dérangements du sommeil et les problèmes médicaux est une question brûlante, dit M. Cermakian. Mais nous commençons seulement à comprendre les liens entre les différentes horloges.»




Un autre immeuble endommagé par le poids de la neige

08 03 2008

(LCN-MC) - Cette fois-ci, l’immeuble est situé à Terrebonne, en bordure de l’autoroute 640.

La couverture du toit de la compagnie ADF, spécialisée dans les structures métalliques, n’a pas tenu le coup.

Une partie importante du toit s’est effondrée.

De toute évidence aucun employé ne se trouvait à l'intérieur du bâtiment au moment de l'incident.




Un volcan donne lieu à un superbe spectacle ces jours-ci à Hawaii

08 03 2008

(AP-MC) - Une grosse coulée de lave du volcan Kilauea vient d'atteindre l'océan.

Tard mardi soir, la coulée a traversé une autoroute et a continué son chemin pour aller faire bouillonner la mer.

Il faudra construire une nouvelle route et un nouveau point d'observation pour les touristes.

Le volcan Kilauea est un des plus actifs au monde. Il est entré en éruption en 1983.




La tempête approche : de 30 à 40 cm sont attendus ce week-end au Québec

08 03 2008

(LCN-MC) - Quelques centimètres de neige sont déjà tombés sur la province. La faible neige cesse ce matin pour reprendre de plus belle cet après-midi.

Les précipitations parfois fortes seront accompagnées de poudrerie avec des rafales pouvant atteindre 60 km/h sur le Sud-Ouest de la province.

À Montréal, dans les Laurentides et en Outaouais, la neige sera mêlée de grésil. Quant à l’Estrie, les précipitations seront sous forme de pluie. A Québec, ce sera de la neige.

C’est toutefois ce soir et cette nuit que la tempête atteindra son apogée. Plus de 30 cm sont attendus, selon les régions du Québec, avec des vents de 70 km/h et des rafales qui souffleront à 100 km/h.

La neige devrait cesser progressivement dimanche matin. Et ce sera le retour du soleil lundi.




Pas de chronique astrologique pour le moment

08 03 2008

(MC) - Comme je m'y attendais, j'ai reçu plusieurs messages sur mon Blogue, me demandant pourquoi ma chronique astrologique n'était pas en ligne cette semaine comme d'habitude sur le site qui hébergeait mes prévisions. Croyez-moi, j'en suis désolé.

Je remercie les internautes inquiets face à cette absence.

En fait, il y a eu un conflit entre le dirigeant de ce site et moi. Je lui ai quand même suggéré de poursuivre ma chronique astrologique comme je le fais depuis 2 ans et demi, bénévolement, et il a carrément refusé mon offre. De telle sorte que ma chronique ne sera plus jamais publiée sur ce site avec lequel je ne collabore d'ailleurs plus pour les nouvelles quotidiennes, ceci pour protéger ma santé très fragile.

Je songe par contre à publier ma chronique astrologique sur mon Blogue mais je réfléchi à la forme qu'elle pourrait prendre.

Je vous tiendrai au courant des développements en cette matière. Merci.




Le Québec champion des catastrophes naturelles au Canada

08 03 2008

(PC-MC) - Depuis 40 ans, les dommages liés aux catastrophes naturelles sont trois fois plus importants au Québec que pour toute autre province canadienne. C'est ce qui ressort des statistiques des Accords d'aide financière en cas de catastrophe signés en 1970 entre Ottawa et chacune des provinces, et dont La Pressea obtenu copie.

Le Québec a eu droit à des transferts totalisant près d’un milliard de dollars pour compenser les dommages liés à ces séismes, tempêtes, verglas ou inondations. C'est près de trois fois plus que le Manitoba, qui arrive au deuxième rang de ce triste palmarès.

Le Québec a reçu la moitié des 1,8 milliard de dollars versés par ce programme depuis 1970.

Cette première place, le Québec la doit au verglas de 1998 qui, dix ans plus tard, reste dans une classe à part pour l'importance des dommages à réparer. Ottawa a déjà versé 525 millions de dollars au Québec pour cet événement.

Juste avant le verglas, le Québec avait envoyé une facture élevée à Ottawa pour l'inondation au Saguenay en 1996. Quelque 245 millions de dollars ont déjà été versés et, 12 ans plus tard, les vérificateurs travaillent toujours sur les factures restantes, qui totalisent 74 millions.




La tempête approche...préparez vos pelles et vos tuques!

08 03 2008

(PC-MC) - Inutile de ranger les pelles et autres manteaux d'hier, car une nouvelle tempête est prévue cette fin de semaine dans l'est du pays.

Le sud du Québec sera particulièrement touché et les précipitations devraient y laisser quelque 25 centimètres de neige. L'Ontario goûtera aussi aux caprices de Dame Nature.

D'après Environnement Canada, une première tempête, vendredi soir, pourrait laisser de 5 à 10 centimètres de neige.

Les précipitations reprendront samedi en mi-journée pour s'arrêter tôt le dimanche matin, après avoir ajouté une autre couche de 20 centimètres. De forts vents et de la poudrerie sont également prévus.

Les prévisions météorologiques font état aussi d'importantes précipitations au Nouveau-Brunswick. De la neige et de la pluie verglaçante devraient toucher plusieurs régions de la province, vendredi et samedi.